La Bérarde veut dire
berger, première activités de ce village. Peu à peu, il s'est transformé
pour devenir la "Mecque" de l'alpinisme isérois. C'est le pays
des chamois et des grands rapaces. L'ambiance est particulière. Ici, on
pense, on parle, on vit montagnes, cordées et glaciers. La Brèche est
une superbe course d'altitude.
Départ : de la Bérarde puis du refuge du Châtelleret
(2.225 m)
Durée
: 2h; puis 4h du refuge jusqu'à la Brèche
Dénivelée
: 514 m puis du Châtelleret 1.132 m
Cotation : facile puis difficile
De Bourg-d'Oisans,
prendre la N91 vers Briançon jusqu'au de la plaine puis bifurquer à
droite sur la D530 jusqu'à la Bérarde.
Départ : pour faire l'ascension de la brèche, il est possible
d'allonger la marche d'approche en faisant halte au refuge du Promontoire
(4h depuis la Bérarde). La réservation est obligatoire. Ceci permet de
faire la course dans de meilleures conditions de neige tôt en matinée et
de mieux profiter de l'ambiance alpine qui règne sur ce site prestigieux.
C'est Gaspard de la
Meije qui a vaincu ce dernier sommet de l'Oisans en 1877 en y parvenant
avec Boileau de Castelnau.
Pour accéder au refuge
du Châtelleret, situé dans le vallon des Étançons gardé par la légendaire
face Sud de la Meije, montez en rive gauche du torrent et le départ du
sentier est au niveau de la chapelle située au cœur de la Bérarde. Des
panneaux évitent toute confusion.
Après une montée un
peu raide, l'itinéraire traverse le torrent venant du glacier de
Bonnepierre, au pied de la face Ouest des Écrins puis à plat s'enfonce
dans la vallée au profil en auge caractéristique des vallons glaciaires.
Après un coude, la face Sud de la Meije apparaît avec son petit glacier
carré suspendu dans la paroi qui ne fait pas moins de 1.000 m.
Le sentier est évident
jusqu'au refuge (réservation obligatoire en cas de couchage). Il
constitue notre étape pour faire le lendemain l'ascension de la brèche
de la Meije (crampons, piolets et corde sont indispensables). Du refuge,
passer rive droite du torrent pour prendre pied sur le sentier qui se
profile en amont sur la moraine rectiligne du glacier des Étançons jadis
beaucoup plus ample. Au sommet de cette moraine le sentier disparaît.
Prendre sur la gauche
des dalles faciles pour atteindre le glacier. La Brèche est alors en vue.
Pour l'atteindre, progresser sur le glacier peu pentu en évitant la zone
de crevasses par la droite et rejoindre le pied de la Brèche en butant
contre la paroi, de l'antécime du Râteau. Suivant la saison, les 1.000
derniers mètres peuvent être enneigés ou en rochers.
Dans le premier cas, la
progression est facile, dans le second, il faut veiller aux chutes de
pierres. Il est impératif de rester encordé.
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