La route Napoléon
marque le périple de l'Empereur de retour de l'Ile d'Elbe. En la suivant,
vous découvrirez le sanctuaire de Notre-Dame-de-la-Salette, les hautes
montagnes du valbonnais et du Beaumont, les lacs de Laffrey et du Sautet.
On reconnaît facilement l'Obiou sur cette route pittoresque; sa forme est
souvent comparée à celle d'une momie couchée, mais il faut comprendre
"sarcophage" : la tête énorme, carré, est constitué par le
sommet de l'Obiou lui-même, et le corps s'étend à sa droite. La
poitrine proéminente fait qu'on parle parfois d'une femme couchée. Sa
forme élancée est particulièrement saisissante, surtout vue de la Croix
de la Pigne, près de Pellafol. Un sommet d'apparence inaccessible à portée
de pied.
Montée : 3h30
Descente : 2h
Dénivelée
: 1.227 m
Cotation : difficile. Passages de gradins exposés et parfois délicats;
n'emmenez ni jeunes enfants, ni personnes inexpérimentées, ni chiens qui
pourraient déclencher des chutes de pierres fréquentes.
Départ : Chalet des Baumes (1.562 m), peu avant le col de
Faisses, bout de la piste forestière carrossable et privée qui monte
depuis les Payas, hameau de Pellafol à deux pas de Corps (N85
Grenoble-gap).
L'une des particularités
de cette randonnée du vertige est l'énorme différence d'horaire
possible entre montée et descente. La forte pente et la présence de
nombreux pierriers font que l'on dévale du sommet plus que l'on en
descend. Le sommet de l'Obiou est une merveilleuse plate-forme entourée
d'à-pic. De là, on découvre en face les Écrins, on domine le Vercors
et le Dévoluy dont la tête de l'Obiou ("tête de bœuf" en
patois) est le point culminant et l'un des derniers déserts français.
Itinéraire : se garer devant une barrière qui sauvegarde les
alpages du col des Faisses. Après une centaine de mètres sur la piste,
monter à droite pour couper à travers champs et rejoindre ledit col. De
là, suivre la croupe en direction de l'Obiou jusqu'au pas du vallon, étroite
corniche de rocher après laquelle on redescend légèrement pour prendre
pied dans d'autres alpages.
Le chemin passe sous de
grands pierriers puis décrit un arc de cercle pour attaquer la
"grande montée", pente très raide et longue, qui utilise les
strates de la roche comme un escalier. A la fin, il faut mettre les mains
tant la pente devient raide; c'est là que le risque de déclencher des
chutes de pierres sur les suivants est le plus grand ; prudence !
On arrive au col de l'Obiou,
au-dessus duquel il faut remonter un pierrier en direction du sommet.
Le sentier traverse à
gauche, franchit des gradins en escaliers très redressés au bord du vide
(passage de la cravate), redescend un peu puis traverse jusqu'au pied de
la pente sommitale facile de la face Sud-ouest que l'on remonte.
Pour redescendre,
reprendre le même itinéraire.
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